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<blockquote data-quote="reth" data-source="post: 1594390" data-attributes="member: 34590"><p>Je "kif" sonia <img src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAIAAAAAAAP///yH5BAEAAAAALAAAAAABAAEAAAIBRAA7" class="smilie smilie--sprite smilie--sprite1" alt=":)" title="Smile :)" loading="lazy" data-shortname=":)" /> même si je suis certain de gagner aux jeux vidéos <img src="data:image/gif;base64,R0lGODlhAQABAIAAAAAAAP///yH5BAEAAAAALAAAAAABAAEAAAIBRAA7" class="smilie smilie--sprite smilie--sprite1" alt=":)" title="Smile :)" loading="lazy" data-shortname=":)" /> je lui laisse penser le contraire (c'est mon côté chevalier/prince) </p><p></p><p>Et pour se "nourrir" intellectuellement :</p><p></p><p>EXPRESSION POPULAIRE - Le mot est souvent employé comme synonyme du verbe « aimer ». Mais d'où vient-il ? <em>Le Figaro</em> revient sur l'histoire de ce terme aux origines bien planantes, qui croisa la route des plus grands, de Bonaparte à Burroughs en passant par Flaubert, Nerval et Baudelaire.</p><p></p><p>Il n'aurait pas existé qu'il aurait fallu l'inventer! Comment diable Napoléon Bonaparte aurait-il pu autrement l'interdire, Baudelaire disserter dessus, Apollinaire, lui faire des rimes, Alphonse Daudet, l'inscrire dans le testament de son <em>Tartarin de Tarascon</em> et... La Fouine, enfin, le chanter? Non, le «kif» se devait d'être. Et absolument perdurer. Depuis sa première attestation au XVIIe siècle en France, le «kif», «kiffe», «keif» ou «kaif» n'a rien perdu de sa superbe. Il fait d'ailleurs office de verbe depuis plusieurs années maintenant. Mais d'où vient-il? <em>Le Figaro</em> revient sur son histoire.</p><p></p><p>Une histoire qui commence en France au XVIIe siècle. En cette période, la littérature est encore imprégnée des récits picaresques de la Renaissance qui permettent aux lecteurs de se plonger dans les mœurs de l'époque. Le roman historique pointe le bout de son nez et les récits de voyage, dont on en a un premier aperçu avec le «mamamouchi» de Molière, commencent à fleurir.</p><p></p><p><img src="http://i.f1g.fr/media/figaro/300x235/2017/11/16/XVMb72f66a2-c61a-11e7-b1f9-8e8a8cad8fcc-300x235.jpg" alt="" class="fr-fic fr-dii fr-draggable " style="" /></p><p><span style="font-size: 18px"><strong>De l'alcool, du tabac et du haschisch</strong></span></p><p>On s'interroge sur les traditions et les coutumes. Ainsi que le résuma l'<a href="https://books.google.fr/books?id=EytNAAAAcAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false" target="_blank">Abbé Lenglet du Fresnoy</a> dans son livre <em>Méthode pour étudier l'histoire</em>: «Ce n'est pas tant l'histoire des faits qu'on doit chercher que l'histoire des hommes.» C'est dans cette lignée que s'inscrit l'<em>Histoire de l'Empire ottoman du chevalier</em> de l'Anglais Paul Rycaut, publié en 1670. L'historien et diplomate y rapporte le récit de ses aventures à Constantinople, où, il était d'usage de «se mettre dans le kaif», c'est-à-dire «se mettre bien», après avoir consommé du vin «qu'on ne buvait jamais qu'à pleine tasse.»</p><p></p><p>Orthographié «kaif» ou «kayf», le mot issu de l'arabe maghrébin «kif» désigne alors le «plaisir», la «joie» et même «la bonne chère» note le CNRTL. Encore limité aux liquides alcooliques au XVIIe siècle, le kaif ou kief (orthographié ainsi dès 1789) s'ouvrira toutefois un siècle plus tard à la consommation d'autres substances capable de provoquer un sentiment d'ivresse ou de félicité factice. Comme l'indique le Petit Robert, le kif devient dès 1853 un «état de béatitude provoqué par un mélange de tabac et de chanvre indien», du cannabis. Ou ce que les Arabes d'Égypte appelèrent également le «keif», c'est-à-dire le «haschisch».</p><p></p><p><span style="font-size: 18px"><strong>«Le bonheur absolu»</strong></span></p><p><img src="http://i.f1g.fr/media/figaro/300x200/2017/11/16/XVM748f820a-c61a-11e7-b1f9-8e8a8cad8fcc-300x200.jpg" alt="" class="fr-fic fr-dii fr-draggable " style="" /></p><p>Importé dans les bagages des globe-trotteurs, comme le note Aurore Vincenti dans son livre <em>Les mots du bitume</em>, le kif prospère doucement en France grâce aux «esprits embrumés dans les limbes des paradis artificiels». Une formulation qui n'est pas sans faire référence à notre cher Baudelaire, puisque le poète le mentionne dans son poème <a href="https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Paradis_artificiels/Du_vin_et_du_haschisch" target="_blank">sur le </a><em><a href="https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Paradis_artificiels/Du_vin_et_du_haschisch" target="_blank">Vin</a>, </em>tiré de ses <em>Paradis artificiels.</em> «Ce que les Orientaux appellent le Kief ; c'est le bonheur absolu. Ce n'est plus quelque chose de tourbillonnant et de tumultueux. C'est une béatitude calme et immobile. Tous les problèmes philosophiques sont résolus.»</p><p></p><p>Sans oublier Flaubert, Théophile Gautier, Gérard de Nerval qui se souvinrent des vertus de psychotrope du haschisch dans leurs écrits, on notera également la bataille que mena Bonaparte à l'aube du XIXe siècle pour faire interdire «une certaine herbe nommée haschisch» qui provoquait le «kief»...</p><p></p><p>Le kif, orthographié ainsi dès 1885, continuera son chemin en littérature pour arriver sous la plume d'Apollinaire dans son poème <em>Lundi rue Christine</em> (1918) et celle de William Burroughs dans <em>Le Festin nu</em> (1959). Son verbe «kiffer» pris cette fois-ci dans le sens de «prendre du plaisir», «apprécier», «aimer bien» apparaîtra dans les années 1990, pour intégrer le dictionnaire Larousse illustré en 2014. Un glissement tout trouvé pour perpétuer la magie d'un mot qui n'est, décidément, pas près de disparaître.</p><p></p><p>Notons pour l'anecdote que la formule «kif-kif» ou «kifkif» est un adjectif invariable attesté dès 1867. Il signifie littéralement en arabe «comme comme».</p></blockquote><p></p>
[QUOTE="reth, post: 1594390, member: 34590"] Je "kif" sonia :) même si je suis certain de gagner aux jeux vidéos :) je lui laisse penser le contraire (c'est mon côté chevalier/prince) Et pour se "nourrir" intellectuellement : EXPRESSION POPULAIRE - Le mot est souvent employé comme synonyme du verbe « aimer ». Mais d'où vient-il ? [I]Le Figaro[/I] revient sur l'histoire de ce terme aux origines bien planantes, qui croisa la route des plus grands, de Bonaparte à Burroughs en passant par Flaubert, Nerval et Baudelaire. Il n'aurait pas existé qu'il aurait fallu l'inventer! Comment diable Napoléon Bonaparte aurait-il pu autrement l'interdire, Baudelaire disserter dessus, Apollinaire, lui faire des rimes, Alphonse Daudet, l'inscrire dans le testament de son [I]Tartarin de Tarascon[/I] et... La Fouine, enfin, le chanter? Non, le «kif» se devait d'être. Et absolument perdurer. Depuis sa première attestation au XVIIe siècle en France, le «kif», «kiffe», «keif» ou «kaif» n'a rien perdu de sa superbe. Il fait d'ailleurs office de verbe depuis plusieurs années maintenant. Mais d'où vient-il? [I]Le Figaro[/I] revient sur son histoire. Une histoire qui commence en France au XVIIe siècle. En cette période, la littérature est encore imprégnée des récits picaresques de la Renaissance qui permettent aux lecteurs de se plonger dans les mœurs de l'époque. Le roman historique pointe le bout de son nez et les récits de voyage, dont on en a un premier aperçu avec le «mamamouchi» de Molière, commencent à fleurir. [IMG]http://i.f1g.fr/media/figaro/300x235/2017/11/16/XVMb72f66a2-c61a-11e7-b1f9-8e8a8cad8fcc-300x235.jpg[/IMG] [SIZE=5][B]De l'alcool, du tabac et du haschisch[/B][/SIZE] On s'interroge sur les traditions et les coutumes. Ainsi que le résuma l'[URL='https://books.google.fr/books?id=EytNAAAAcAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false']Abbé Lenglet du Fresnoy[/URL] dans son livre [I]Méthode pour étudier l'histoire[/I]: «Ce n'est pas tant l'histoire des faits qu'on doit chercher que l'histoire des hommes.» C'est dans cette lignée que s'inscrit l'[I]Histoire de l'Empire ottoman du chevalier[/I] de l'Anglais Paul Rycaut, publié en 1670. L'historien et diplomate y rapporte le récit de ses aventures à Constantinople, où, il était d'usage de «se mettre dans le kaif», c'est-à-dire «se mettre bien», après avoir consommé du vin «qu'on ne buvait jamais qu'à pleine tasse.» Orthographié «kaif» ou «kayf», le mot issu de l'arabe maghrébin «kif» désigne alors le «plaisir», la «joie» et même «la bonne chère» note le CNRTL. Encore limité aux liquides alcooliques au XVIIe siècle, le kaif ou kief (orthographié ainsi dès 1789) s'ouvrira toutefois un siècle plus tard à la consommation d'autres substances capable de provoquer un sentiment d'ivresse ou de félicité factice. Comme l'indique le Petit Robert, le kif devient dès 1853 un «état de béatitude provoqué par un mélange de tabac et de chanvre indien», du cannabis. Ou ce que les Arabes d'Égypte appelèrent également le «keif», c'est-à-dire le «haschisch». [SIZE=5][B]«Le bonheur absolu»[/B][/SIZE] [IMG]http://i.f1g.fr/media/figaro/300x200/2017/11/16/XVM748f820a-c61a-11e7-b1f9-8e8a8cad8fcc-300x200.jpg[/IMG] Importé dans les bagages des globe-trotteurs, comme le note Aurore Vincenti dans son livre [I]Les mots du bitume[/I], le kif prospère doucement en France grâce aux «esprits embrumés dans les limbes des paradis artificiels». Une formulation qui n'est pas sans faire référence à notre cher Baudelaire, puisque le poète le mentionne dans son poème [URL='https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Paradis_artificiels/Du_vin_et_du_haschisch']sur le [/URL][I][URL='https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Paradis_artificiels/Du_vin_et_du_haschisch']Vin[/URL], [/I]tiré de ses [I]Paradis artificiels.[/I] «Ce que les Orientaux appellent le Kief ; c'est le bonheur absolu. Ce n'est plus quelque chose de tourbillonnant et de tumultueux. C'est une béatitude calme et immobile. Tous les problèmes philosophiques sont résolus.» Sans oublier Flaubert, Théophile Gautier, Gérard de Nerval qui se souvinrent des vertus de psychotrope du haschisch dans leurs écrits, on notera également la bataille que mena Bonaparte à l'aube du XIXe siècle pour faire interdire «une certaine herbe nommée haschisch» qui provoquait le «kief»... Le kif, orthographié ainsi dès 1885, continuera son chemin en littérature pour arriver sous la plume d'Apollinaire dans son poème [I]Lundi rue Christine[/I] (1918) et celle de William Burroughs dans [I]Le Festin nu[/I] (1959). Son verbe «kiffer» pris cette fois-ci dans le sens de «prendre du plaisir», «apprécier», «aimer bien» apparaîtra dans les années 1990, pour intégrer le dictionnaire Larousse illustré en 2014. Un glissement tout trouvé pour perpétuer la magie d'un mot qui n'est, décidément, pas près de disparaître. Notons pour l'anecdote que la formule «kif-kif» ou «kifkif» est un adjectif invariable attesté dès 1867. Il signifie littéralement en arabe «comme comme». [/QUOTE]
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