Rechercher
Chercher juste le contenu
Rechercher par titre uniquement
Par:
Chercher juste le contenu
Rechercher par titre uniquement
Par:
Connexion
S'inscrire
Rechercher
Chercher juste le contenu
Rechercher par titre uniquement
Par:
Chercher juste le contenu
Rechercher par titre uniquement
Par:
Menu
Install the app
Installer
Accueil
Forums
Nouveaux messages
Tendances
Rechercher
Quoi de neuf
Nouveaux messages
Nouveaux messages de profil
Dernières activités
Membres
Membres en ligne
Nouveaux messages de profil
Rechercher dans les messages de profil
Répondre à la discussion
Accueil
Forums
Discussion Generale
L' Open Bar du Club
Si vous ne la connaissez pas encore...Découvrez lou...
JavaScript est désactivé. Pour une meilleure expérience, s'il vous plaît activer JavaScript dans votre navigateur avant de continuer.
Vous utilisez un navigateur non à jour ou ancien. Il ne peut pas afficher ce site ou d'autres sites correctement.
Vous devez le mettre à jour ou utiliser un
navigateur alternatif
.
Message
<blockquote data-quote="reth" data-source="post: 1604985" data-attributes="member: 34590"><p><a href="https://www.franceculture.fr/emissions/avoir-raison-avec-lou-andreas-salome/lou-esprit-totalement-libre" target="_blank">Lou, esprit totalement libre</a></p><p></p><p></p><p><span style="font-size: 22px"><strong>Lou Andreas-Salomé</strong></span></p><p><span style="font-size: 22px"></span></p><p><span style="font-size: 18px"><strong>"Le buisson ardent"</strong></span></p><p></p><p></p><p>Egérie, romancière, essayiste, psychanalyste… Lou Andreas-Salomé a déchaîné les passions et laissé un sillage qui ne cesse de rayonner. De grands yeux clairs, avides et graves, une lourde chevelure blonde nouée en chignon, un visage de madone intelligente… Ljola von Salomé eût pu se contenter de briller dans les salons que lui promettait sa naissance dans l’aristocratie russe éclairée. Mais quand l’esprit vient aux femmes, il emporte tout.</p><p></p><p>Figure même de l’égérie, Lou Andreas-Salomé sera l’inspiratrice, la muse, l’amie de trois immenses génies du XXe siècle. Loin de se brûler à leurs feux, elle accompagnera leur œuvre et, aujourd’hui encore, sa trace illumine les leurs.</p><p></p><p><span style="font-size: 15px"><strong>Je ne puis vivre selon un idéal, mais je puis vivre certainement ma propre vie. En agissant ainsi, je ne représente aucun principe mais […] quelque chose qui est tout chaud de vie et plein d’allégresse.</strong></span></p><p></p><p><span style="font-size: 18px"><strong>Pensées</strong></span></p><p><strong>La passion de Nietzsche</strong></p><p>Lou Andreas-Salomé n’a que 21 ans lorsqu’elle rencontre Friedrich Nietzsche. Elle le fascine. Il l’initie à sa philosophie et brûle d’amour pour cette femme-enfant qui se refuse à lui. Dépressif et suicidaire, le philosophe rêve de transmettre à ce jeune esprit en friche l’essence même de sa pensée. L’exaltation ne dure que quelques mois et se brise sur le refus inébranlable et répété de Lou de l’épouser. Mais cette rencontre nourrira longtemps l’œuvre de Nietzsche qui, l’année suivant la « rupture », écrit son <em>Ainsi parlait Zarathoustra</em>.</p><p></p><p>Ces deux-là ne se reverront jamais, mais le génie de l’homme à déchiffrer le tréfonds des êtres constituera sans doute, pour Lou, le terreau de sa pratique future de la psychanalyse. Celui qui écrivait : « Tous nos motifs conscients sont des phénomènes de surface. L’être humain est composé d’une pluralité de forces quasi personnifiées dont tantôt l’une, tantôt l’autre se situe à l’avant-scène et prend l’aspect du moi », aura été le levain d’une intelligence qui ne demandait qu’à s’affranchir. La muse de Rilke Quinze ans après « l’aventure nietzschéenne », Lou rencontre un poète de quatorze ans son cadet, René Maria Rilke (qu’elle rebaptisera Rainer). Elle est alors mariée à Friedrich Carl Andreas, dont elle portera le nom, accolé au sien, pour la postérité. Un mari qui la rassure ? Qui la repose ? Sans doute. Mais un mari avec lequel elle ne couche pas. C’est une vierge de 36 ans qui n’a cessé de croire que l’épanouissement de l’esprit ne passait que par le refus du corps qui se donne avec passion à Rilke. Il la surnomme « mon buisson ardent ».</p><p></p><p>L’amour dure trois ans, l’amitié lui survivra plus de trente. Elle le guide sur le chemin du dépouillement de l’écriture, comme « une mère et une muse attentive ». Il transforme cet esprit parfait en femme, cette princesse de neige en amoureuse passionnée. « J’ai été ta femme pendant des années parce que tu fus la première réalité où l’homme et le corps sont indiscernables l’un de l’autre », lui écrira-t-elle.</p><p></p><p> <strong>La disciple de Freud</strong></p><p></p><p>Après le grand frère et l’amant, le dernier grand homme de Lou ressort de la figure paternelle, ce père qu’elle a perdu alors qu’elle avait 5 ans. Elle fait la connaissance de Sigmund Freud en 1911 et lui écrit peu de temps après : « Ma vie était en attente de la psychanalyse depuis que j’ai quitté l’enfance. » Elle est acceptée dans le premier cercle des pionniers et devient l’amie intime d’Anna Freud. La « compreneuse par excellence », comme l’appelait Freud, ne laisse pas la trace d’une grande théoricienne (sa contribution la plus connue porte sur le narcissisme, en 1921), mais ce n’est pas sa principale préoccupation. Elle se veut davantage « poète » et « artiste de la psychanalyse ». Lorsqu’elle meurt, en 1937, elle est déjà une légende.</p><p></p><p>Pourtant, un paradoxe persiste : celle que trop souvent on ne connaît que par les hommes dont elle a croisé le chemin vaut encore mieux que cette image d’égérie. Lou Andreas-Salomé est la figure de proue d’une nouvelle race de femmes. Moderne, européenne, avide de savoir et de liberté, y compris sexuelle, briseuse de carcans et future brûleuse de corsets. La vie de l’égérie par excellence est celle d’une émancipation féminine, d’une bâtisseuse de ponts entre deux siècles.</p></blockquote><p></p>
[QUOTE="reth, post: 1604985, member: 34590"] [URL="https://www.franceculture.fr/emissions/avoir-raison-avec-lou-andreas-salome/lou-esprit-totalement-libre"]Lou, esprit totalement libre[/URL] [SIZE=6][B]Lou Andreas-Salomé[/B] [B][/B][/SIZE] [SIZE=5][B]"Le buisson ardent"[/B][/SIZE] Egérie, romancière, essayiste, psychanalyste… Lou Andreas-Salomé a déchaîné les passions et laissé un sillage qui ne cesse de rayonner. De grands yeux clairs, avides et graves, une lourde chevelure blonde nouée en chignon, un visage de madone intelligente… Ljola von Salomé eût pu se contenter de briller dans les salons que lui promettait sa naissance dans l’aristocratie russe éclairée. Mais quand l’esprit vient aux femmes, il emporte tout. Figure même de l’égérie, Lou Andreas-Salomé sera l’inspiratrice, la muse, l’amie de trois immenses génies du XXe siècle. Loin de se brûler à leurs feux, elle accompagnera leur œuvre et, aujourd’hui encore, sa trace illumine les leurs. [SIZE=4][B]Je ne puis vivre selon un idéal, mais je puis vivre certainement ma propre vie. En agissant ainsi, je ne représente aucun principe mais […] quelque chose qui est tout chaud de vie et plein d’allégresse.[/B][/SIZE] [SIZE=5][B]Pensées[/B][/SIZE] [B]La passion de Nietzsche[/B] Lou Andreas-Salomé n’a que 21 ans lorsqu’elle rencontre Friedrich Nietzsche. Elle le fascine. Il l’initie à sa philosophie et brûle d’amour pour cette femme-enfant qui se refuse à lui. Dépressif et suicidaire, le philosophe rêve de transmettre à ce jeune esprit en friche l’essence même de sa pensée. L’exaltation ne dure que quelques mois et se brise sur le refus inébranlable et répété de Lou de l’épouser. Mais cette rencontre nourrira longtemps l’œuvre de Nietzsche qui, l’année suivant la « rupture », écrit son [I]Ainsi parlait Zarathoustra[/I]. Ces deux-là ne se reverront jamais, mais le génie de l’homme à déchiffrer le tréfonds des êtres constituera sans doute, pour Lou, le terreau de sa pratique future de la psychanalyse. Celui qui écrivait : « Tous nos motifs conscients sont des phénomènes de surface. L’être humain est composé d’une pluralité de forces quasi personnifiées dont tantôt l’une, tantôt l’autre se situe à l’avant-scène et prend l’aspect du moi », aura été le levain d’une intelligence qui ne demandait qu’à s’affranchir. La muse de Rilke Quinze ans après « l’aventure nietzschéenne », Lou rencontre un poète de quatorze ans son cadet, René Maria Rilke (qu’elle rebaptisera Rainer). Elle est alors mariée à Friedrich Carl Andreas, dont elle portera le nom, accolé au sien, pour la postérité. Un mari qui la rassure ? Qui la repose ? Sans doute. Mais un mari avec lequel elle ne couche pas. C’est une vierge de 36 ans qui n’a cessé de croire que l’épanouissement de l’esprit ne passait que par le refus du corps qui se donne avec passion à Rilke. Il la surnomme « mon buisson ardent ». L’amour dure trois ans, l’amitié lui survivra plus de trente. Elle le guide sur le chemin du dépouillement de l’écriture, comme « une mère et une muse attentive ». Il transforme cet esprit parfait en femme, cette princesse de neige en amoureuse passionnée. « J’ai été ta femme pendant des années parce que tu fus la première réalité où l’homme et le corps sont indiscernables l’un de l’autre », lui écrira-t-elle. [B]La disciple de Freud[/B] Après le grand frère et l’amant, le dernier grand homme de Lou ressort de la figure paternelle, ce père qu’elle a perdu alors qu’elle avait 5 ans. Elle fait la connaissance de Sigmund Freud en 1911 et lui écrit peu de temps après : « Ma vie était en attente de la psychanalyse depuis que j’ai quitté l’enfance. » Elle est acceptée dans le premier cercle des pionniers et devient l’amie intime d’Anna Freud. La « compreneuse par excellence », comme l’appelait Freud, ne laisse pas la trace d’une grande théoricienne (sa contribution la plus connue porte sur le narcissisme, en 1921), mais ce n’est pas sa principale préoccupation. Elle se veut davantage « poète » et « artiste de la psychanalyse ». Lorsqu’elle meurt, en 1937, elle est déjà une légende. Pourtant, un paradoxe persiste : celle que trop souvent on ne connaît que par les hommes dont elle a croisé le chemin vaut encore mieux que cette image d’égérie. Lou Andreas-Salomé est la figure de proue d’une nouvelle race de femmes. Moderne, européenne, avide de savoir et de liberté, y compris sexuelle, briseuse de carcans et future brûleuse de corsets. La vie de l’égérie par excellence est celle d’une émancipation féminine, d’une bâtisseuse de ponts entre deux siècles. [/QUOTE]
Insérer les citations…
Vérification
Poster une réponse
Haut
Bas